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Budget de l’Etat exercice 2022 : le parlement l’approuve à la majorité

(Ouagadougou, le 16 décembre 2021). L’Assemblée nationale a adopté à la majorité des votants (101 voix contre 26 abstentions), le budget de l’Etat, exercice 2022 présenté par le ministère de l’Economie, des Finances et du Développement.

Le budget 2022 présente les caractéristiques suivantes :

Recettes :2 349,1 milliards de FCFA dont 85,3% de recettes ordinaire et 14,7% de recettes extraordinaires.

Dépenses : 2 919,1 milliards de FCFA dont 65,5% de dépenses ordinaires et 34,5% de dépenses en capital.

  • Déficit : 570,0 milliards de FCFA
  • Epargne : 96,7 milliards de FCFA

Les secteurs prioritaires se répartissent plus 70% du budget soit 20,27% pour les secteurs défense et sécurité ; 13,89% pour la santé ; 30,09% pour l’éducation qui regroupe le préscolaire, le primaire et le post-primaire ; le supérieur, la recherche scientifique et la formation technique et professionnelle. Le secteur du développement rural, composé des Ministères en charge de l’agriculture, des ressources animales, de l’environnement et de l’eau et assainissement, bénéficie d’une allocation budgétaire correspondant à une part relative de 6,6%.

Les allocations budgétaires au profit des secteurs prioritaires pourraient être revues à la hausse si les niveaux de mobilisation des ressources s’améliorent en 2022, selon le Ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Lassané KABORE.

En vue d’améliorer davantage le recouvrement des recettes ordinaires, le Gouvernement poursuivra les reformes en cours au niveau des régies de recettes.

Les principales actions porteront sur :

- la poursuite de la digitalisation des services de la DGI à travers la mise en application du module e-liasse pour les états financiers de l’exercice 2020 ;

- le renforcement des actions d’informations et de sensibilisation des contribuables sur les nouvelles échéances déclaratives des impôts et taxes contenues dans la LFI 2021 ;

- le suivi régulier des obligations déclaratives et de paiements des contribuables ;

- la poursuite des actions de formation et de sensibilisation des grandes et moyennes entreprises en vue du recours systématique au télépaiement ;

- la poursuite des travaux d’analyse et d’apurement des arriérés fiscaux pour un meilleur ciblage des actions de recouvrements ;

- l’application effective de la Taxe sur les Activités Financières (TAF) ;

- le renforcement du contrôle des éléments de la taxation, en particulier la valeur des marchandises ;

- le renforcement du contrôle non intrusif par l’usage du scanner comme moyen de contrôle des chargements homogènes dans les offices ;

- la relecture des textes relatifs aux bureaux frontières pour adapter leurs compétences aux réalités économiques actuelles et réduire du même coup, les déperditions de recettes au cours du transport intérieur.

𝐃𝐂𝐏𝐌/𝐌𝐄𝐅𝐏

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