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Petites entreprises en Afrique, Clés du changement

La petite entreprise et le développement en Afrique

Sur le continent africain, le développement économique et social se fait par l’entremise du secteur privé ( qui comprend tout ce qui ne relève pas de l’État ), qu’il s’agisse de coopératives de production, de commercialisation ou de crédit, d’associations traditionnelles, ou même de microentreprises, de petites et moyennes entreprises ( PME ), de grandes entreprises ou de multinationales.
Survol historique : la petite entreprise oubliée

Depuis plus de 25 ans, les pays africains, tout comme les grands organismes internationaux, font valoir la vitalité des agents économiques ainsi que leur esprit d’initiative et d’entreprise. La décennie 1980–1990 a été proclamée la Décennie du développement industriel en Afrique. En 1980, les chefs d’État africains ont adopté la Déclaration de Monrovia, sur laquelle repose le Plan d’action de Lagos ( OUA, 1980 ). La Banque mondiale, dans son rapport de 1981 intitulé Le développement accéléré en Afrique au sud du Sahara : Programme indicatif d’action ( Berg, 1981 ), insistait tout particulièrement sur l’importance des ressources humaines et des secteurs de production dans un contexte régional et macro-économique. Le rapport qualifiait l’industrie de moteur du développement ; or, la moitié d’une page seulement était consacrée à l’esprit d’entreprise.

La contribution des PME à la vitalité économique de l’Afrique n’était soulignée d’aucune manière. Voilà qui a de quoi surprendre, car tout indique que la croissance économique des pays occidentaux, surtout depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale, est attribuable à l’activité des PME. Huit autres années se sont écoulées avant que la Banque mondiale ( 1989a ) n’affirme, dans une de ses études prospectives à long terme, qu’il fallait encourager l’entrepreneuriat si l’on voulait assurer à l’Afrique subsaharienne une croissance durable. L’importance de la petite entreprise est finalement reconnue dans le sixième chapitre de l’étude, où la Banque mondiale fait état d’exemples de réussites, en particulier au Kenya et en Côte d’Ivoire.

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